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Tchad : L’Ordre des avocats rappelle la nécessité de « redorer » l’image de la Cour suprême

Le Conseil de l’Ordre des Avocats du Tchad a tenu un point de presse ce 2 avril 2025 dans ses bureaux au ministère de la Justice, relatif à la suspension des audiences à la Cour suprême.

Selon le président du Conseil de l’Ordre, Me Djerandi Laguerre Dionro, l’Ordre des avocats du Tchad avait informé l’opinion publique de la non-participation des avocats aux audiences de la Cour suprême pour une durée d’un (1) mois, à la suite d’une résolution de l’Assemblée générale tenue le 22 mars 2025.

Le président du Conseil de l’Ordre précise que cette décision n’a pas été prise de gaieté de cœur, ni dans un intérêt personnel, mais dans celui de la justice, de l’État de droit et, par conséquent, pour l’image du pays.

Il souligne que, depuis leur refus de plaider devant la Cour suprême il y a environ dix (10) jours, ils sont restés ouverts aux échanges et au dialogue. Ainsi, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux chargé des Droits humains, les a reçus avec ses collaborateurs pour discuter de leurs préoccupations. Ce 2 avril 2025, à la sollicitation du président de la Cour suprême, le Conseil de l’Ordre a également eu des échanges avec lui.

Il annonce que, comme lors de la rencontre avec le ministre de la Justice, le Conseil de l’Ordre a exposé les dysfonctionnements graves au sein de la Cour suprême. Il rappelle qu’en l’état actuel des textes, cette institution n’est nullement soumise au contrôle du ministère de la Justice et que ses membres échappent à toute inspection judiciaire, quelles que soient les fautes commises.

À ce jour, aucune avancée n’a été constatée, notamment parce que la Cour suprême ne relève pas de la tutelle du ministère de la Justice, comme l’a souligné l’Ordre des avocats.

Le président du Conseil de l’Ordre dénonce également la gravité de la situation et estime qu’une moralisation de la Cour suprême s’impose, afin qu’elle soit uniquement composée de magistrats soucieux d’appliquer les règles de droit. C’est pourquoi l’Ordre des avocats maintient son appel aux plus hautes autorités, en particulier au Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, Président de la République, Chef de l’État, afin que des mesures urgentes soient prises pour redorer l’image de la Cour suprême, symbole de l’État de droit, et soulager les justiciables, premières victimes de ces dérives.

Face à cette situation, le Barreau du Tchad réaffirme son engagement et insiste sur le fait que, après le retour à l’ordre constitutionnel, tous les acteurs concernés, y compris le Barreau, doivent contribuer efficacement à la mise en œuvre de la politique du Chef de l’État pour le développement du pays, la revalorisation de la justice et la restauration de la confiance des citoyens.

TWM / Chaïbo Issa Chaïbo

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